Auteur : Jules Verne

De tous les écrivains français, Jules Verne est le plus connu et le plus reconnu à l’étranger tout en étant le plus méconnu dans son propre pays. Pour certains, c’est le père de la science-fiction; et pour d’autres, c’est un simple auteur d’ouvrages pour la jeunesse. Ces deux façons de penser ont beau être répandues, elles n’en sont pas moins fausses.
Jules Verne naît en 1828 à Nantes, d’un père avocat. Enfant, il se passionne pour les voyages et observe souvent les bateaux en partance. Il raconte même, dans ses souvenirs d’enfance, comment, naufragé sur l’île Feydeau située au milieu de la Loire, il s’est pris pour un Robinson pendant quelques heures. Étudiant, il se lance dans la littérature et quitte le droit au désespoir de son père. Après quelques pièces de théâtre, dont une (Les Pailles rompues, 1850) qui connaît un certain succès, il s’essaie au roman et, en 1862, rencontre Hetzel, le célèbre éditeur auquel il propose le manuscrit de Cinq Semaines en ballon; celui-ci lui donne quelques conseils et quelques semaines pour retravailler ce premier jet. Quelques temps après, Jules Verne le lui ramène et Hetzel le publie: c’est le succès. Suivront de nombreux romans qui feront de lui l’auteur le plus imaginatif de son siècle : Voyage au centre de la Terre (1864), De la Terre à la Lune (1865), Autour de la Lune (1869), Vingt Mille Lieues sous les mers (1869-1870), Le Tour du monde en 80 jours (1872)…
Pendant des dizaines d’années, il lit les différentes revues de voyages et de sciences afin d’être toujours au courant des dernières découvertes. Même lorsqu’il sera installé à Amiens avec sa femme, il continuera de se tenir informé en dévorant tous les journaux et magazines de la bibliothèque municipale. Il remplit de ces informations des centaines de fiches dont il se sert par la suite pour écrire ses romans.
C’est pourquoi ses livres ne sont pas seulement le fruit d’une imagination débordante mais également celui d’un savoir réel. Heureusement, son amour pour les sciences et pour les voyages – et, par conséquent, pour la géographie – est tel qu’il sait transmettre l’intérêt qu’il y trouve dans ses ouvrages sans les rendre pour autant ennuyeux et pénibles à lire.
Il n’a pas connu la même gloire au cours de sa vie, mais il a gardé de vrais admirateurs qui le lisent inlassablement. Son style, souvent décrié à cause des longues descriptions, est pourtant défendu par les plus grands : Georges Perec souligne la poésie de ces longues listes, Raymond Roussel le reconnaît comme son père spirituel…
Il est mort il y a un peu plus de 100 ans, en 1905, d’une crise aiguë de diabète.

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